Index du Forum


Forum libre et sans modérateur sur la spiritualité, garantissant la liberté de conscience.

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Arabie

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> Divers -> Information
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
yacoub


Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2012
Messages: 1 401
Genre: Masculin
Spiritualité: Né mahométan devenu mahometophobe

MessagePosté le: Ven 10 Juin - 14:20 (2016)    Sujet du message: Arabie Répondre en citant

L'ONU a cédé à la pression financière saoudienne
Par Hala Kodmani — 9 juin 2016 à 20:19
Des forces pro-gouvernement lors de heurts avec des militants chiites à Al-Karsh au Yémen, le 13 mai 2016 Photo SALEH AL-OBEIDI. AFP
L'organisation a retiré l'Arabie d'une liste de pays responsables de la mort d'enfants.

L'ONU a cédé à la pression financière saoudienne

«C’est l’une des décisions les plus douloureuses et les plus difficiles que j’ai eues à prendre», a avoué Ban Ki-Moon ce jeudi avec une franchise inabituelle: le secrétaire général des Nations unies fait référénce à la volte-face de l’ONU, sous la pression de l’Arabie Saoudite. Épinglé sur une liste noire de l’organisation pour sa responsabilité dans la mort de centaines d’enfants au Yémen, le royaume a réussi à faire retirer de la liste le nom de la coalition militaire qu’elle dirige (Emirats arabes unis, Bahreïn, Qatar...).

La semaine dernière, dans un rapport annuel sur le sort des enfants victimes de conflits armés en 2015 dans 14 pays, l’ONU avait accusé la coalition d’être responsable à 60 % du bilan de 785 enfants tués et 1 168 mineurs blessés en 2015 au Yémen. « Un chiffre très largement exagéré», avait réagi lundi l’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU. «Il a pu y avoir des dommages collatéraux de temps à autre mais c’est ce qui se passe en temps de guerre», avait-il argué en exigeant que le rapport «soit rectifié immédiatement» et expurgé de toute accusation contre son pays. Exigence satisfaite 24 heures après. La mention de la coalition est retirée de la liste noire pour «révision», selon le porte-parole de l’ONU. L’ambassadeur de Ryad s’en est aussitôt réjoui tandis que les médias saoudiens saluaient le travail de leur grand diplomate.

Réaction indignée des organisations de défense des droits de l’homme. Une vingtaine d’entre elles, dont Amnesty International, Oxfam, Human Rights Watch ont adressé mercredi une lettre ouverte à Ban Ki-Moon lui demandant de remettre la coalition militaire menée par l’Arabie saoudite sur sa liste noire et dénonçant la crédibilité de l’ONU. Une telle volte-face sous la pression d’un gouvernement «rend dérisoires les efforts de l’ONU pour protéger les enfants», avait estimé le représentant de Human Rights Watch.

L’Arabie Saoudite avait exercé en effet une double pression politique et surtout financière. Son ambassadeur a clairement dit que les négociations de paix au Yémen en cours entre le gouvernement yéménite, que soutient la coalition, et les rebelles chiites houthis risquaient d’en pâtir. Dans le même temps, Riyad a menacé de couper plusieurs financements aux agences et programmes de l’ONU, notamment l’UNRWA qui aide les réfugiés palestiniens et connaît de graves difficultés. Les Saoudiens ont aussi mobilisé à leurs côtés d’autres pays de l’Organisation de la coopération islamique et de la Ligue arabe, parmi les très généreux contributeurs et donateurs de l’ONU.

La menace de couper les financements a été décisive, reconnait Ban Ki-moon. Un aveu rare de la part du numéro un de la diplomatie mondiale, qui, il est vrai, termine son dernier mandat dans quelques mois.
Hala Kodmani
_________________
« Ah ! Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez vous pas ? Ah ! Insensé qui croit que je ne suis pas toi ! »
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur ICQ AIM
Publicité






MessagePosté le: Ven 10 Juin - 14:20 (2016)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
yacoub


Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2012
Messages: 1 401
Genre: Masculin
Spiritualité: Né mahométan devenu mahometophobe

MessagePosté le: Ven 17 Juin - 13:49 (2016)    Sujet du message: Arabie Répondre en citant

L’islam est la voie du retour vers le monde des ténèbres et la sauvagerie humaine

L’islam est la voie du retour vers le monde des ténèbres et la sauvagerie humaine

On ne cesse de glorifier la civilisation arabo-musulmane qui sans elle le monde dans sa partie occidentale ne serait pas sorti de ses nuits ténébreuses.

N’est-il pas paradoxal que ladite civilisation qui n’a de surcroît aucun caractère civil qui est la racine du mot civilisation, et qui ne reconnaît pas à l’homme le droit à la citoyenneté, il est fidèle et jamais acteur des choix de sa vie, qui aurait éclairé l’Occident de tout son savoir, ses connaissances, sa richesse scientifique, sa sagesse, son esprit innovant, ses libertés, sa culture, son ingéniosité, sa modernité, ses progrès humains, son positivisme juridique, sa rupture avec la barbarie se veut elle-même une voie de retour en arrière et une machine à remonter le temps ?

En quoi l’est-elle alors au vu de l’obsession de ses fidèles de faire revivre les normes sociales, culturelles, religieuses, économiques, « juridiques », liberticides, qui prévalaient au temps de Mahomet ? Quand on sait que l’islam est d’abord un système global et pas seulement cultuel, est dogmatiquement allergique au changement. Et afin de perpétuer son pouvoir totalitaire et oppressant sur ses croyants,il a verrouillé au nom du sacré en multipliant les interdits toutes les possibilités pour les siens d’être des architectes de leur mode et choix vie de crainte de les voir s’affranchir de sa tutelle et par conséquent se détourner de lui.

Dans une culture de l’immuable, l’ultra-conservatisme, de l’irréformable et de l’exaltation du passé comme projet d’avenir, il ne peut véritablement être assimilé à un catalyseur de civilisation. C’est une anti-civilisation qui prône l’archaïsme, le passéisme et les résurgences des moeurs d’un autre temps immorales et inadaptées aux lois humaines.

L’islam est le chemin du retour vers un monde du règne de la barbarie humaine et la civilisation n’est qu’un masque pour camoufler les stigmates de son idéologie ultra-réactionnaire, mortifère et inhumaine.

Une civilisation qui se veut une contre-évolution de l’humanité ne peut être qu’un facteur de renaissance des lois de la jungle et porteuse de tous les germes de sa destruction et ne saurait être une civilisation dans le sens donné par Anatole France, sur la Pierre, 1905, :

« Ce que les hommes appellent civilisation, c’est l’état actuel des moeurs et ce qu’ils appellent barbarie, ce sont les états antérieurs. Les moeurs présentes, on les appellera barbares quand elles seront des moeurs passées. »

Et à supposer que cette civilisation réponde aux critères objectifs de ce que ce qu’on entend par civilisation et ses apports à l’humanité au fil des siècles, il est grand temps que ses partisans qui sont aujourd’hui aux avant-postes sur la scène des horreurs, un véritable remake en grande nature des moeurs passées, énumèrent tous ses apports au patrimoine commun universel et en quoi l’ont-ils enrichi ?

Ont-ils construit des routes ? Ont-ils construit des voies ferrées ? Ont-ils créé des hôpitaux ? Ont-ils inventé le papier ? Ont-ils créé la roue ? Ont-ils construit des aqueducs ? Ont-ils développé l’agriculture ? Ont-ils rendu la justice plus humaine et juste ? ont-ils libéré la femme ? ont-ils interdit formellement l’esclavage ? Ont-ils créé l’école pour tous ? Ont-ils introduit les principes d’égalité entre les sexes et les hommes de tous bords et de toutes confessions ? Ont-ils créé la machine à vapeur ? Ont-ils inventé le feu ? Ont-ils inventé l’électricité ? Ont-ils innové dans les droits humains ? Ont-ils mis en valeur la richesse patrimoniale, archéologique et historique des peuples conquis ? Ont-ils fécondé une culture de liberté et d’épanouissement humain . Ont-ils respecté les droits des minorités religieuses et ethniques chez eux en leur reconnaissant les mêmes droits que la majorité dominante .? Ont-ils protégé les droits de la petite enfance ? Ont-ils interdit les mariages prépubères ? Ont-ils créé l’état civil ? Ont-ils aboli véritablement la prostitution ? Ont-ils donné ses droits à la femme ? Ont-ils été à l’origine des droits fondamentaux ? Ont-ils laissé le soin à leurs coreligionnaires d’exercer leur droit à la liberté de conscience ? Ont-ils ouvert la voie au pluralisme politique et la liberté de pensée et d’opinion ? Ont-ils encouragé la créativité dans tous ses modes d’expression ? Ont-ils été les catalyseurs des révolutions copernicienne, industrielle, technique, technologique, nanotechnologique, informatique, cybernétique, ? Ont-ils créé des médicaments ? Ont-ils respecté les milieux naturels des pays conquis ? Ont-ils libéré l’homme de la tutelle de la religion ? Ont-ils jeté les jalons du progrès humain ? Ont-ils donné à l’homme sa dignité ? Ont-ils aboli le racisme, l’antisémitisme, la violence et les crimes de guerre et contre l’humanité ? Ont-ils mis l’homme au coeur de la vie ? Ont-ils tourné le dos au passé ? Ont-ils le respect des cultures différentes des leurs ? Ont-ils le sens de l’humilité et de la modestie ? Ont-ils la volonté de vivre en harmonie avec le reste du monde ?

Des questions qui resteront lettre morte et qui risquent de provoquer leure ire et valoir à leur questionneur un procès en sorcellerie.
_________________
« Ah ! Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez vous pas ? Ah ! Insensé qui croit que je ne suis pas toi ! »
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur ICQ AIM
yacoub


Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2012
Messages: 1 401
Genre: Masculin
Spiritualité: Né mahométan devenu mahometophobe

MessagePosté le: Mar 20 Sep - 13:50 (2016)    Sujet du message: Arabie Répondre en citant

https://youtu.be/_aQVdWN2Gx0

[youtube]http://youtu.be/_aQVdWN2Gx0[/youtube]

La Kaaba


[Muslim, Livre 30, Numéro 5654] Jabir ibn Samura rapporte que le Messager d'Allah (que la paix soit sur lui) a dit :
« Je reconnais la pierre de la Mecque qui avait l'habitude de me saluer avant ma venue comme Prophète, et je reconnais cela même aujourd'hui ».

Les rites païens musulmans

- Lors de leur prières, les musulmans se prosternent 5 fois par jour en direction de ce morceau de météorite orné d'argent
- Lors du hadj, les pèlerins se bousculent pour caresser ou embrasser la pierre noire. Météorite située dans un angle de la Kaaba.
- Le rite islamique veut que les pèlerins tournent 7 fois autour de la ka' aba. Culte que l'on retrouve dans les sectes et "religions" païennes.
- Selon un hadith Muslim authentique, cette pierre avait l'habitude saluer le prophète de l'islam.







HOUBAL Culte rendu à la Ka'aba préislamique
https://youtu.be/LhUnsqWqGOA

Culte rendu à la Ka'aba aujourd'hui
[youtube]http://youtu.be/LhUnsqWqGOA[/youtube]
https://youtu.be/3Xt1TMzSk84

[youtube]http://youtu.be/3Xt1TMzSk84[/youtube]
_________________
« Ah ! Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez vous pas ? Ah ! Insensé qui croit que je ne suis pas toi ! »
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur ICQ AIM
yacoub


Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2012
Messages: 1 401
Genre: Masculin
Spiritualité: Né mahométan devenu mahometophobe

MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 12:14 (2016)    Sujet du message: Arabie Répondre en citant

Ensaf Haidar espère que son mari Raïf Badawi se méritera le prix Nobel de la paix (VIDÉO)


OTTAWA – Ensaf Haidar se croise les doigts. Elle espère que son mari Raïf Badawi, emprisonné en Arabie saoudite, se méritera le prix Nobel de la paix 2016. Le gagnant sera dévoilé vendredi.

L’épouse du blogueur saoudien, condamné à 1000 coups de fouet, croit qu’un prix Nobel « relancerait le fait que Raïf est le symbole actuel de la paix et surtout de la liberté d’expression, de conscience, de religion et de presse », a-t-elle fait savoir via son interprète et la directrice générale de la Fondation Raïf Badawi, Evelyne Abitbol.

«M. Trudeau a aidé beaucoup de monde. J’espère qu’un jour, il va aider Raïf» - Ensaf Haidar

Le blogueur faisait partie des nominés du prix Nobel de la paix en 2015, aux côtés de la chancelière allemande Angela Merkel, du pape François et d’Edward Snowden, sonneur d’alarme de la National Security Agency (NSA). C’est finalement le Dialogue national tunisien qui s’est mérité le prix du comité norvégien l’an dernier.
-Advertisement-
x

Mercredi, Ensaf Haidar était à Ottawa aux côtés de l’ancien ministre libéral Irwin Cotler pour demander au gouvernement canadien – et au premier ministre Justin Trudeau, en particulier – de redoubler d’ardeur afin de libérer son mari.

ensaf haider
Ensaf Haidar se bat pour revoir son mari emprisonné. (Photo : PC)

Jeudi, elle s’adressera à la presse au siège des Nations unies à New York pour décrire sa déception à la suite de l’inaction de l’Arabie saoudite à la tête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

« Ensaf a eu un immense espoir que Raïf soit libéré. Elle voyait cette nomination comme une ouverture du pays aux droits humains. Et imaginait la libération imminente », décrit Evelyne Abitbol.

«Le Canada a été le champion des droits de l’homme et doit le redevenir de façon plus forte avec des cas comme celui de Raïf» - Evelyne Abitbol

Malgré les embûches et les voyages successifs pour raconter son histoire, l’épouse du blogueur saoudien ne perd pas espoir. Elle demande maintenant au premier ministre Trudeau de l’aider pour que ses trois enfants puissent retrouver leur père au Canada.

« Il m’a donné l’espoir. M. Trudeau a aidé beaucoup de monde. J’espère qu’un jour, il va aider Raïf. Je sais, il n’a pas la citoyenneté encore, mais on habite ici. On a besoin que toute la famille reste ensemble », a-t-elle confié au Huffington Post Québec – dans un très bon français.

« Quand M. Trudeau est devenu premier ministre, j’étais très contente. Il connait l’histoire de Raïf, il connaît notre histoire. J’espère… et j’ai encore espoir. »

Redevenir le «champion» des droits de l’homme

Québec a remis un certification de sélection pour des motifs humanitaires à Raïf Badawi en juin 2015. La ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, avait dit à l’époque qu’il s’agissait d’un « geste fort » pour qu’il vienne s’installer dans la province avec sa famille, une fois libéré.

Evelyne Abitbol presse Ottawa d’emboîter le pas au gouvernement du Québec. « Le Canada a été le champion des droits de l’homme et doit le redevenir de façon plus forte avec des cas comme celui de Raïf, dont la famille vit ici, au Canada et lui émettre un sauf-conduit, ça s’est déjà vu! »

Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, s’est défendu mercredi de ne pas en faire assez pour libérer le blogueur. Pourtant, son parti adressait les mêmes critiques au gouvernement Harper quand il était dans les bancs de l’opposition.

« Savez-vous si on n’a pas pris le téléphone? Alors on ne dit rien de ce genre de choses pour s’assurer qu’on aura de bons résultats », a-t-il rétorqué aux journalistes qui le questionnaient à ce sujet.

Le ministre Dion a déjà réclamé la « clémence » dans le cas précis de Raïf Badawi auprès de son homologue saoudien, lors d’une rencontre en décembre dernier. Le premier ministre Justin Trudeau avait pour sa part dit qu’il n’était pas prêt à s’impliquer personnellement dans le dossier.
_________________
« Ah ! Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez vous pas ? Ah ! Insensé qui croit que je ne suis pas toi ! »
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur ICQ AIM
yacoub


Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2012
Messages: 1 401
Genre: Masculin
Spiritualité: Né mahométan devenu mahometophobe

MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 12:50 (2016)    Sujet du message: Arabie Répondre en citant

Le Califat ou l'assassinat comme règle de succession



Rached ghannouchi , qui veut être "calife à la place du calife" a parlé ce soir (24/7/2013) à l’occasion de la célébration de la fête de la République.

Après avoir mis en question tous les acquis de la République depuis sa naissance le 25 juillet 57 et insulté ceux qui ont travaillé à sa réussite,

Ghannouchi a parlé de l’ex président islamiste, Mohamed Morsi, chassé comme un malpropre par le peuple égyptien, pour menacer les Tunisiens d’un bain de sang si ceux-ci suivaient l’exemple égyptien, oubliant au passage que les mêmes causes produisent les mêmes effets : les Frérots égyptiens et tunisiens ont surtout brillé par leur incompétence, leur niveau intellectuel lamentable, leur népotisme, et leur soif de pouvoir et d’argent.
Le califat a été institué après la mort du Prophète. Le Coran n’a institué ni calife ni califat : le califat est une institution humaine.

Le titre de calife (khalifa) ou « successeur du Prophète», ayant rapidement été attribué au chef de la communauté musulmane se double à l'origine de ceux d'émir al-mouminin, « commandeur des croyants », et d'imam. Pour les islamistes d’aujourd’hui, son abolition est seulement une conjoncture historique et ne peut en aucune façon être considérée comme irréversible. En fait, à partir de 1924 jusqu'à nos jours, de nombreux penseurs musulmans se sont exercés à élaborer des théories qui rendraient compte de sa vacance.

Les positions qui se sont développées dans ce débat sont principalement au nombre de trois :

- la première, qui a son origine dans la position du juriste 'Alî 'Abd al-Razzâq, postule que le califat ne trouve pas une justification légale dans les textes fondateurs et n'est donc pas nécessaire à l'Islam ;

- la deuxième, inspirée de la thèse de 'Abd al-Razzâq Sanhoury, considère que le califat doit assumer la forme d'une «ONU orientale » ;

- la troisième, celle des islamistes, voit dans la restauration du califat la possibilité d'instituer un authentique état islamique, et retient que le califat doit être restauré selon le paradigme médinois sur le modèle des quatre premiers califes.

Les 4 premiers califes, archétypes de la « perfection »
L’histoire du premier califat regroupe les quatre premiers califes, Abu Bakr (632-634), Omar (634-644), Othmân (644-656) et Ali (656-661), sous la désignation de califes « Bien guidés » (rachidoun, en arabe, pluriel de rached, comme Rached Ghannouchi !! ). C’est ce premier califat qui fait le plus fantasmer les Frérots et leurs esclaves niqabées.
Pendant les derniers jours de sa vie, lors de sa maladie, le Prophète a désigné Abu Bakr comme imam, c’est à dire « guide de la prière » et n’a jamais dit, ou fait allusion, à une quelconque fonction politique de chef d’État. Alors que le Prophète était sur son lit de mort, la lutte pour le pouvoir politique s’est enflammée à Médine : les «Ansars», c'est-à-dire les Médinois, tenaient des réunions pour désigner l’un des leurs comme chef de la communauté, excluant les «mouhajiryn», c'est-à-dire les « immigrés » Mecquois. Omar ibn El-Khattab eut vent que les «Ansars» s’étaient mis d’accord sur l’un des leurs comme «successeur» politique du Prophète à la tête de la communauté musulmane. Omar accourut, avisa Abou Bakr et tous les deux avec Abu Obeyda ibn El-Jarrah se dépêchèrent à la réunion des Médinois. Arguant de parenté (beau-père du Prophète) et de tribalisme (même tribu Qoraïch que le Prophète), Abou Bakr fut imposé comme chef de la communauté. C’est le premier dérapage des « Compagnons du Prophète » et le plus important dans l’histoire musulmane, car ce dérapage introduit la primauté du tribalisme et du népotisme (primauté à la famille) pour le califat. Cela durera pratiquement jusqu’à nos jours : qu’on soit émir, roi ou président de la république, les chefs d’État musulmans ne pensent qu’à imposer leur fils comme successeur, et trouvent cela tout à fait conforme à la culture arabo-musulmane. En effet, cet héritage culturel ne connaît et ne reconnaît ni la démocratie ni les élections. Le terme choura ( « concertation », « conseil ») est censé désigner le parlement d'un État islamique.
Le Coran a ordonné à Mahomet de consulter les croyants avant de prendre une décision : « Pardonne-leur ! Demande pardon pour eux; consulte-les sur toute chose; mais, quand tu as pris une décision, place ta confiance en Dieu. —Dieu aime ceux qui ont confiance en lui » —Coran (III; 159) ».
Mais comme sous ce califat (et sous tous les autres califats), on n’a jamais vu d’élections ni de démocratie, le « conseil de choura » est une sorte de conclave entre les dignitaires et les riches, de Qoraïch essentiellement.
C’est un peu ce qui se passe dans les partis islamistes de nos jours. Un parti islamiste (Frères Musulmans en Egypte, FIS en Algérie, Ennahdha en Tunisie) est une organisation pyramidale, où le chef désigne les proches collaborateurs, lesquels, à leur tour, choisissent leurs proches collaborateurs, et ainsi de suite jusqu’au militant de base et aux hommes de main, les forces de frappe des islamistes, les exécuteurs. Le choix est basé sur la fidélité au chef, et sur le respect de l’omerta : rien ne filtre sur leurs réunions ni sur leurs décisions. Seul le chef ou son porte parole officiel a le droit de faire des déclarations officielles. Ce qui permet au parti de lancer des ballons d’essai, des « déclarations non officielles » afin de tester leur impact sur la population, et de réagir en conséquence, soit en appuyant, soit en démentant, soit en provoquant des émeutes et des assassinats politiques en sous-main (Chokri Belaïd, et d'autres qui vont suivre) afin de décapiter les démocrates.
Prenons un autre exemple. Le conseil de la choura en Arabie Saoudite est censé reproduire ce qui se passait sous le califat. Ce conseil est aujourd’hui composé de 150 membres, tous désignés par le roi. Le roi choisit le moment pour le réunir, il choisit aussi le programme, l’ordre du jour. Le roi n’est, en revanche, aucunement tenu de respecter les conclusions de la choura.
Abou Bakr, à son tour, va transgresser le texte coranique en désignant comme successeur son principal conseiller Omar par lettre écrite sur son lit de mort. C’est à la troisième année du califat d’Omar qu’on donna à Omar le titre «émir des croyants» . C’est le titre officiel que garderont tous ses successeurs. Donc, c’est le système «émirat» et non «califat» qui fut choisi par Omar. Rappelons aussi qu’Omar est encore un Mecquois d'un clan puissant. Il est aussi le père d'Hafsa, autre épouse du Prophète. Il sera assassiné en 644.
Le troisième calife, Othmân, est lui aussi un très riche Mecquois appartenant à la noble famille des Banou Oumayya et ayant épousé successivement deux des filles du Prophète. D'un âge avancé, il favorise outrageusement les gens de son clan. Il meurt lui aussi assassiné ; sa fin sanglante ouvre une période de discorde et de guerre civile qui déchire la communauté musulmane.
Les Médinois portent au pouvoir Ali. Pendant cinq ans, son califat connaît la guerre civile ; il doit affronter la vengeance tribale de Moawiyya, gouverneur de Damas, l'un des parents du calife assassiné. Ali meurt en 661 d'un coup d'épée empoisonnée porté par un kharéjite, à la sortie de la mosquée de la ville de Koufa.
Ainsi, durant ce premier âge d’or du califat, trois califes sur quatre meurent assassinés (soit 75%). De même, ces quatre califes sont, par leur mariage, de la famille du Prophète : en politique, on appelle cela du népotisme. Ils sont aussi tous qoraïchites : on appelle cela du tribalisme.
Bien que ni qoraïchite, ni descendant du Prophète, Ghannouchi est, comme son prénom l’indique, un « rached », un « bien guidé ».
De plus, il est adepte, comme les 4 premiers califes :
- du népotisme : il a casé les membres de sa famille;
- du tribalisme : il a casé les membres de son parti dans tous les rouages de l’État et de l’Administration;
- de la choura. Son parti, Ennahdha, est une organisation secrète de type maffieux.
- du rejet de la démocratie, de l’humanisme, de la civilisation, de l’égalité homme – femme, et de toutes ces horreurs modernistes.

Comme en plus, il a un prénom prédestiné, « Rached », il a le droit de se proclamer calife, à l’image des 4 premiers califes, les rachidoun. Comme eux, il a aussi 75% de chance de se faire assassiner dans les 3 à 4 ans de son règne.

Les âges d’or des califats suivants : pas mieux
Muawiya, l’initiateur du second califat, est moins fourbe : il rend le califat héréditaire et forme la dynastie des Omeyyades, copiée sur les modèles byzantin et perse sassanide. Le cœur de l’empire se déplace à Damas.
En 750, Abû al-`Abbâs As-Saffah (c'est-à-dire le sanguinaire), l’initiateur du troisième califat, renverse Marwan II, le dernier calife omeyade à Damas, et massacre la quasi-totalité de la famille du calife. Ainsi, le second califat, comme le premier califat, finit dans le sang. Les survivants du massacre se réfugient en Espagne où ils fondent le califat omeyyade de Cordoue (929-1031).
Le troisième califat, celui des Abbassides (750-1258) se met en place et prend pour capitale Bagdad. C'est ce calife, Abû al-`Abbâs As-Saffah, extrêmement brutal et sanguinaire, qui a créé le drapeau noir, emblème des islamistes radicaux d’aujourd’hui, ces djihadistes sans foi ni loi, qui au nom de leur islam sectaire et sanguinaire, tuent et mangent à l’occasion le cœur ou le foie de leur victime. D’ailleurs, ne dit-on pas, en langage populaire tunisien, « je lui ai mangé le cœur » pour signifier qu’on a battu quelqu’un à plate couture. Cela ne s’invente pas.
Les califes omeyades et abbassides disposaient, au début, lorsqu’ils étaient puissants, d'un pouvoir absolu, de caractère théocratique, inspiré par les modèles des empereurs byzantins et des rois perses sassanides. Le pouvoir se transmet de père en fils, le népotisme l’emporte sur le tribalisme des débuts de l’islam.
Durant ces trois siècles (7ème au 10ème), il y a eu 39 califes (4 rachidoun, 14 omeyades et 21 abbassides), qui ont gouverné durant 308 ans. Durant ces califats, le règne dure en moyenne 7,9 ans. Treize des 39 califes meurent de mort violente ou suspecte, c'est-à-dire qu’un calife a une « chance » sur trois de mourir assassiné. Voilà un âge d’or dont se serait bien passé.

En Occident musulman, l’intolérance religieuse du calife al-Mansour, connu par les Occidentaux sous le nom d’Almanzor (981-1002), a plongé le califat de Cordoue dans une grave crise sociale. En effet, toutes les tendances musulmanes espagnoles en sont venues à se combattre les unes les autres, comme c’est le cas aujourd’hui, où les sunnites wahhabites (dont Al-Qaïda) s’attachent à liquider tous les autres courants islamiques. En 1031, le califat de Cordoue est irrémédiablement morcelé en plusieurs principautés, les royaumes de Taïfas. Mille ans plus tard, en l’an de grâce 2013, sous les coups de boutoir des djihadistes islamistes (cornaqués par l’Axe du Mal, USA-Israël, ces États voyous), et financés par le Qatar et l’Arabie, l’Irak et le Soudan sont démantelés, la Libye est en cours de morcellement, la Syrie se bat pour sa survie en tant qu’État laïque et multiconfessionnel. Les nouvelles taïfas, ces principautés découlant de ces morcellements, se font la guerre de manière continue et horrible, sous l’œil satisfait des commanditaires de l’Axe du Mal, secondés par la Grande Bretagne et la France. Sunnites contre chiites, Kurdes contres Arabes, Sud-Soudan contre Nord Soudan, chrétiens contre musulmans (Soudan), Cyrénaïque contre reste de la Libye, Arabes contre Noirs (Lybie, Soudan), nettoyage ethnique des minorités chrétiennes en Irak et en Syrie, chasse aux juifs un peu partout, etc…On retrouve exactement la situation calamiteuse de la fin du califat omeyade d’Espagne.

Un califat hors normes
Description de cette image, également commentée ci-après
La dynastie fatimide a été fondée en 909 par Oubayd Allah al-Mahdi qui a commencé le mouvement en s'appuyant sur les tribus Koutamas de Kabylie qu'il a converties à l'islam chiite. À la différence des autres califats sunnites, les Fatimides acceptèrent dans leur administration, non sur des critères d'appartenance tribale, ethnique ou même religieuse, mais principalement sur le mérite et la compétence, les membres des autres obédiences de l'islam. Elles étaient admises aux plus hautes fonctions, et cette tolérance était même étendue aux juifs et aux chrétiens. Il subsista en Égypte une importante minorité copte, de religion chrétienne qui a pu s’épanouir. On peut comparer cette politique à celle du régime alaouite (chiite) en Syrie, et à celle naguère pratiquée par Nasser en Égypte. C’est peut être le califat le moins sanguinaire parmi tous les autres : aucun souverain ne meurt assassiné. Sa politique de bienveillance vis-à-vis des chrétiens ne lui a pas porté chance : ce califat disparaîtra, en 1171, affaibli par les attaques répétées des Croisés. Ici, c'est le scénario syrien qu'on retrouve.
Bizarrement, les islamistes et l’historiographie officielle sunnite ne considèrent pas le califat fatimide comme un âge d’or du califat, et pour cause. D’abord, c’est un califat chiite, ce qui déplaît à l’écrasante majorité sunnite des historiens. Ensuite, c’est un califat arabo-berbère, dans lequel le calife est arabe et les chefs militaires sont berbères, ce qui déplaît aux tenants de la pureté arabe, dite arabo-musulmane.
Le dernier âge d’or, le califat ottoman : pire encore
Après une vacance califale (califat de Bagdad) entre 1453 et 1517 liée à des troubles de succession, le titre de calife est finalement « usurpé » par l’Ottoman Selim Ier, lorsqu’il conquiert les terres arabes. C’est le seul califat non arabe. Le califat ottoman a perpétué, lui aussi, une tradition barbare, le fratricide, inaugurée par le sultan Bayezid premier (ou Bajazet), né en 1347. Dès son arrivée au pouvoir, Bayezid fit étrangler avec une corde d'arc son frère cadet Yaakoûb dont il redoutait l'influence et la popularité. Depuis lors, l'assassinat fratricide devient la règle de succession dans le sérail ottoman. Si l’un des fils du calife veut succéder à son père, il devait commencer par trucider tous ses frères, et si nécessaire, les autres mâles de la famille (oncles, cousins, etc.). C’était l’âge d’or du cinquième califat.
Conclusion
Le califat est finalement aboli par Mustapha Kemal (1881-1938) le 3 mars 1924, jugeant l’institution dénuée de sens au XXème siècle et responsable de la dégradation des valeurs de l’Islam. Mustapha Kemal n’avait pas tort, compte tenu des mœurs barbares et anachroniques de la plupart des califes arabes et ottomans d’une part, et des défaites humiliantes subies par l’empire musulman, d’autre part. Demandez à n’importe quel islamiste quel calife a-t-il comme modèle. Il vous citera Haroun Arrachid (encore un Rached, comme Ghannouchi), un psychopathe sanguinaire, ou alors Soliman le Magnifique, un affreux boucher, ou bien alors Salahuddine (Saladin) un charlatan ignare qui a détruit l’Égypte et donné Jérusalem aux croisés. Et ainsi de suite…
Le califat n’est rien d’autre qu’un système impérial absolutiste, rétrograde, et d’exploitation éhontée de l’homme par l’homme. L’empire califal a perduré par l’épée, par le sang et par l’esclavage. Les islamistes qui appellent à sa restauration ne se voient point en esclaves, mais en maîtres exploiteurs, ceux qui font « suer le burnous » aux sous-hommes, les non arabo-musulmans : Berbères, Kurdes, Nègres, Perses, Chrétiens, Juifs, et tutti quanti. C’est cela leur fantasme : les arabo-musulmans, peuple élu, maîtres du monde. On en connaît un autre avec le même fantasme de « peuple élu et dominateur». Dans un cas comme dans l’autre, ce fantasme aboutit au même résultat : guerres, morts et destructions.
Hannibal Genséric
_________________
« Ah ! Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez vous pas ? Ah ! Insensé qui croit que je ne suis pas toi ! »
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur ICQ AIM
yacoub


Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2012
Messages: 1 401
Genre: Masculin
Spiritualité: Né mahométan devenu mahometophobe

MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 13:02 (2016)    Sujet du message: Arabie Répondre en citant






_________________
« Ah ! Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez vous pas ? Ah ! Insensé qui croit que je ne suis pas toi ! »
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur ICQ AIM
yacoub


Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2012
Messages: 1 401
Genre: Masculin
Spiritualité: Né mahométan devenu mahometophobe

MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 13:34 (2016)    Sujet du message: Arabie Répondre en citant




_________________
« Ah ! Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez vous pas ? Ah ! Insensé qui croit que je ne suis pas toi ! »
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur ICQ AIM
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:23 (2016)    Sujet du message: Arabie

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> Divers -> Information Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | faire son forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com