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Donald Trump

 
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yacoub


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MessagePosté le: Mer 9 Nov - 14:30 (2016)    Sujet du message: Donald Trump Répondre en citant

Michel Onfray : "Trump est la poupée gonflable du capital"
Pour le philosophe, Donald Trump montre ce qu'est le capitalisme sans fard. Ce que lui reprochent ses détracteurs. Président, il se pliera au système.
Propos recueillis par Sébastien Le Fol
Publié le 09/11/2016 à 11:16 | Le Point.fr


Pour Michel Onfray, Donald Trump est le visage sans fard du capitalisme.

Le Point.fr : Quelle est votre analyse de l'élection de Donald Trump ?

Michel Onfray : Elle montre que Marx avait tort de croire que le capitalisme travaille à sa fin et que la révolution s'avère dialectiquement inéluctable ! Le capitalisme est plastique et change en fonction de l'histoire. Il s'avère increvable. Trump en est la forme contemporaine : cet homme, qui est un pur produit de la télé-réalité et de l'argent, ignore la morale et manifeste un franc cynisme en tout. Il est la figure grossière de nos petits marquis poudrés et policés de la politique. Son premier discours après qu'il a gagné les élections a été indigent, vide, creux, insipide, comme lui : des remerciements comme à la cérémonie des Césars – à mon père, à mes parents, à ma femme, à mes filles, à mon frère mort qui me voit de là-haut, etc. Rien qui ait à voir avec la grande histoire, tout qui ait à voir avec la petite, la toute petite histoire de sa petite personne. Trump est le nom du capitalisme nu. En ce sens, les médias, les élites, les sondeurs, les penseurs comme il faut le haïssent parce qu'il montre la vérité du capitalisme cynique pour lequel l'argent est le fin mot de l'histoire. Ceux qui haïssent Trump lui reprochent de montrer ce qu'est le capitalisme sans fard et de leur gâcher le travail pendant qu'eux avancent masqués. Trump est la poupée gonflable du capital.

Qu'est-ce que son élection nous dit de l'état de nos démocraties ?

Qu'elles n'ont de démocratie que le nom : le battage médiatique éhonté pour nous le présenter comme le Diable, les sondeurs qui le donnaient perdant, les économistes qui le montraient comme une catastrophe, les politologues qui le méprisaient ouvertement ont été désavoués par le peuple de l'Amérique profonde qui a dit à la nomenklatura, sinon à la mafia, dont elle ne veut plus. La désillusion viendra pourtant ! Cette élection est l'occasion de reculer pour mieux sauter. Car la brutalité du capitalisme qui produit des victimes ne sera pas remise en cause par Trump. Au contraire. Le prétendu remède que le peuple se prescrit va s'avérer un véritable poison pour lui. Le président des États-Unis est toujours l'homme de paille des lobbies, du complexe militaro-industriel, des vendeurs d'armes, de Wall Street. Il n'y a aucune raison pour que Trump s'émancipe de ces pouvoirs véritables. En régime capitaliste libéral, c'est l'argent qui fait la loi. Trump ne dérogera pas.

Trump symbolise-t-il le triomphe des passions en politique ?

Les passions sont partout ! Trump n'en a pas le monopole. Il n'y avait pas d'un côté les passions avec Trump, de l'autre la raison avec Clinton. On ne gagne pas des élections avec la raison et l'intelligence, des raisonnements et de l'analyse, mais en mobilisant les passions : la haine, le ressentiment, la vengeance, le mépris, l'agressivité, la parade, la vanité, l'arrogance, l'orgueil font la loi. Je vous renvoie à l'actuel spectacle pitoyable des primaires de la droite et du centre… L'éthologie est la discipline avec laquelle il convient de décoder le jeu politique. On apprend plus en la matière en regardant la chaîne Animaux que la chaîne Histoire !

Existe-t-il un trumpisme français ?

Oui. Mais il n'est pas chez tel ou tel plus que chez tel autre. Car il est partout distillé en plus ou moins grande quantité dans le personnel politique français.

L'élection américaine peut-elle rebattre la présidentielle française ?

Non, je ne crois pas. La présidentielle française nous invite à changer le ruban du paquet cadeau, mais pas son contenu : le prochain président de la République française sera un libéral. Libéral de droite, libéral du centre, libéral de gauche, libéral d'ailleurs, mais libéral. Il restera dans le cadre de l'Europe libérale pour laquelle le marché doit faire la loi. Après avoir parlé de la France avec des trémolos dans la voix pendant la campagne, le président nouvellement élu ira prendre ses ordres à Bruxelles. Et la France sera dans la rue dans les mois qui suivront…

Propos recueillis par Sébastien Le Fol
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MessagePosté le: Mer 9 Nov - 14:30 (2016)    Sujet du message: Publicité

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yacoub


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MessagePosté le: Mer 1 Fév - 15:28 (2017)    Sujet du message: Donald Trump Répondre en citant

Trump, un pied nickelé à la Maison-Blanche
En voulant réaliser au plus vite ses promesses, le président a signé à tout va des décrets, dont certains sont pratiquement inapplicables.
De notre correspondante à Washington, Hélène Vissière
Modifié le 31/01/2017 à 14:58 - Publié le 31/01/2017 à 10:00 | Le Point.fr
Donald Trump a multiplié les signatures de décrets. Sans s'assurer de leur faisabilité ou même prévenir les administrations concernées.
Donald Trump a multiplié les signatures de décrets. Sans s'assurer de leur faisabilité ou même prévenir les administrations concernées. © AFP/ NICHOLAS KAMM

Il avait promis d'aller vite et de réaliser ses promesses de campagne dès les premiers jours. Il a tenu parole à la grande joie de ses partisans. En un peu plus d'une semaine, Donald Trump a multiplié les décrets et les directives sur la santé, l'immigration, les traités… « Nous sommes au pouvoir depuis sept ou huit jours et nous avons fait un nombre incroyable de choses », a clamé Reince Priebus, le secrétaire général de la Maison-Blanche.

Aucun président de mémoire récente n'a jamais lancé autant d'initiatives en si peu de temps... Et de manière aussi improvisée. Donald Trump, en bon homme d'affaires, a promis de gérer l'administration comme son groupe immobilier et attend que ses décrets soient exécutés séance tenante. La plupart de ses directives ont été concoctées par un petit groupe de conseillers, dont Stephen Bannon, ex-patron du site d'extrême-droite Breitbart News, qui n'ont aucune expérience du gouvernement et ne s'embarrassent guère de respecter les procédures. Ils agissent dans leur coin sans consulter les ministères concernés, les leaders du Congrès et surtout les juristes de l'administration qui, d'habitude, examinent à la loupe tous les documents pour s'assurer qu'ils sont bien en conformité avec la loi. Résultat, certaines mesures annoncées sont mal ficelées, inapplicables, voire inconstitutionnelles, et provoquent cafouillage et confusion.

LIRE aussi Immigration : les chiffres qui montrent que Donald Trump se trompe
Problème de coordination

Tous les présidents à leur arrivée à la Maison-Blanche passent par une période d'adaptation, mais cette dernière semaine a été particulièrement chaotique. On l'a vu ce week-end. Vendredi, le général John Kelly, le ministre de la Sécurité nationale, appelle la Maison-Blanche pour se faire briefer sur un décret sur l'immigration dont on ne lui a pas parlé. Le texte interdit temporairement aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane et à tous les réfugiés l'entrée sur le territoire américain. Au beau milieu de la conversation, un de ses conseillers vient lui dire que le président est en train de signer, en direct à la télévision, le texte dont ils discutent.

Le ministre de la Défense, lui, a eu un peu plus de chance. Il a pu y jeter un coup d'œil quelques heures avant la signature, sans toutefois pouvoir l'amender. La Maison-Blanche a répété qu'elle avait suivi le processus de consultation habituel, mais les responsables des douanes et des frontières n'ont pas été alertés. Surtout, personne ne semble avoir pensé à mettre en place un plan d'application de cette directive peu claire et à prévenir l'immigration.

Face au chaos, John Kelly a été obligé d'intervenir pour dire que les détenteurs de carte verte n'étaient pas concernés. Mais des juges ont, entre-temps, bloqué temporairement une partie du décret pour éviter des déportations et toutes sortes d'actions en justice ont été lancées. L'affaire a suscité un torrent de critiques, y compris dans son propre camp. « À l'avenir, de tels changements de politique devraient être mieux coordonnés avec les agences qui les mettent en place et le Congrès », a déclaré Michael McCaul, un élu à la chambre des représentants pourtant très anti-immigration.
Trump ne consulte personne

Ce n'est pas le seul exemple. Un des premiers gestes de Donald Trump a été d'annoncer la reprise du projet de Keystone XL, un pipeline avec le Canada. Mais il n'a consulté personne, ni le département d'État ni l'entreprise chargée de la construction qui, depuis l'arrêt des travaux par Barack Obama, a intenté un procès demandant 15 milliards de dommages et intérêts au gouvernement américain ! En plus, le nouveau président a ajouté que le pipeline devait être construit avec de l'acier américain, ce qui n'est pas dans le contrat et pose de nombreuses questions sur le plan juridique.

LIRE aussi Donald Trump : sulfureuses crèmes glacées et inoffensifs pipelines

Dans la même veine, le ministre de la Défense, James Mattis, et le patron de la CIA n'étaient pas au courant du projet de décret visant à rétablir certaines techniques d'interrogatoire considérées comme de la torture et donc illégales. Donald Trump a annoncé qu'il fallait supprimer la réforme de la santé d'Obama sans prévenir le ministère de la Santé ou les assureurs ni proposer un plan de remplacement.

Certains textes témoignent d'une ignorance crasse. Dans un projet de décret qui a fuité, on suggère de réexaminer tous les traités existants pour en abroger certains, par exemple la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes ou la Convention sur les droits des enfants. Le seul hic, c'est que les États-Unis ne sont signataires d'aucun de ces deux traités…
Trump agit, le Congrès temporise

D'autres décrets sont très vagues. Donald Trump a annoncé la construction du fameux mur à la frontière mexicaine. Mais si le Mexique ne veut pas payer les travaux, où va-t-il trouver les fonds pour un projet estimé à quelque 20 milliards de dollars ? Son porte-parole a déclaré qu'il pourrait être financé par une taxe de 20 % sur les importations. Devant l'émoi, il a fait machine arrière en disant que c'était juste « une idée ». A-t-il découvert au passage que l'administration ne peut pas prendre l'argent d'un ministère pour le réattribuer à son gré ? Il lui faut l'approbation du Congrès, qui détermine l'allocation des fonds.

Idem pour un grand nombre de ses promesses, comme l'énorme programme d'infrastructures, le remplacement d'Obamacare, la réforme du Code des impôts… Cela risque de demander beaucoup de temps, car le Congrès est une grosse machine dont la philosophie a toujours été « hâtons-nous lentement ». Il s'agit, en outre, de projets de loi monumentaux et très controversés, qui vont susciter de vifs débats. Il faudra nécessairement le soutien d'au moins quelques démocrates, qui semblent pour l'instant plutôt désireux de faire de l'obstruction systématique. Enfin, même si les républicains détiennent la majorité des deux chambres, ils sont très divisés entre différentes factions.
Des signes d'impatience

Pour cette année, ils ont donc laissé de côté le programme d'infrastructures, qu'ils trouvent trop coûteux, pour se focaliser sur la réforme de la santé et du Code fiscal, deux projets qui vont les occuper probablement de longs mois, auxquels s'ajoute la bataille sur la nomination d'un nouveau juge à la Cour suprême.

Ça ne fait pas l'affaire de Donald Trump, qui montre déjà des signes d'impatience. « On doit faire ce que l'on attend de nous. Assez de parlotte et d'inaction », a-t-il dit aux élus. Mais Jason Chaffetz, un représentant, a bien résumé le sentiment : « C'est un nouveau monde quand vous avez 535 personnes (le nombre d'élus à la Chambre) à votre conseil d'administration. Donald Trump est un homme d'action… On l'aime pour ça, mais le Congrès n'a pas été organisé pour agir ainsi. »
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:03 (2017)    Sujet du message: Donald Trump

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